L’Equipe de France s’en contentera… pour le moment !
A défaut d’avoir pris la tête de son groupe, la bande d’Evra a profité de ce premier match de la CdM pour se rassurer sur son jeu et ses capacités avec ce 0-0 contre l’Uruguay. Certes ça ne suffira pas à l’avenir, mais c’est déjà encourageant pour l’optimiste groupe de Domenech.
La fantastique cérémonie haute en couleur suivie de l’alléchant match d’ouverture, qui s’est conclut sur une égalité 1-1 entre l’Afrique du Sud et le Mexique : la Coupe du Monde 2010 est officiellement débuté dans le pays de Nelson Mandela ! Mais bien évidemment en France, après le match entre les deux autres équipes du groupe A, on n’attendait plus que l’entrée en lice des Tricolores face à l’Uruguay ! C’est dans le Green Point Stadium du Cap (69 070 places) devant 4000 français annoncés, ainsi qu’un public local donnant lui-aussi de la voix et faisant grésiller les Vuvuzelas pour les hommes de Raymond Domenech, que les Bleus -occasionnellement en Blanc étant donné l’attribution à l’Uruguay du statut « receveur », les autorisant à porter leurs traditionnelles couleurs ciel et noir- ont fait leur grand retour dans ce Mondial ; quatre ans après la défaite en finale contre l’Italie. Un visage tout différent de celui affiché lors des dernières sorties contre la Chine ou la Tunisie était attendu, comme promis par l’équipe et son staff.
Govou loupe un but tout fait d’entrée
Et après cinq minutes d’observation, les paroles sont en phase de se lier aux actes : Ribery a un contre favorable sur le côté gauche –où la majorité du jeu s’est encore déroulé durant la première période- et déborde centrer fort aux six mètres : Govou devance Victorino mais ouvre trop son pied et manque une balle de but toute faite (7e) ! On retrouve ensuite de nouveau Ribery qui prend le meilleur dans son couloir, mais cette fois c’est Lugano qui se jette à plein ventre repoussé de la tête, alors qu’Anelka traînait dans son dos (9e). Titulaire surprise dans l’entre-jeu à la place de Malouda, Diaby amène pour sa part le danger sur un tir lointain dans l’axe qui se dérobe de la lucarne (10e). Dans la foulée, petite alerte défensive pour l’Equipe de France avec Lloris qui est lobé par un dégagement hasardeux de la défense uruguayenne, mais le gardien de Lyon se rattrape immédiatement (11e). La France repart vite de l’avant avec le premier corner du match qui voit Govou contré par Lugano sur un coup de patte de Gourcuff, puis un centre du Bordelais est mal repris par la tête d’Anelka (13e). La bande de l’attaquant de Chelsea tergiverse devant le but et doit faire attention en défense, notamment à Forlan qui parvient à crocheter Gallas sur la gauche de la surface et enchaîner un tir que boxe solidement Lloris (16e).
Ribery maître du jeu, Gourcuff des tentatives
Les Français tentent alors de surenchérir avec un coup-franc pour Gourcuff du style « corner ouvert » rentrant sur la gauche : la balle file vers la lucarne au premier poteau mais Muslera s’envole claquer le cuir (19e). Gourcuff ne baisse pas les bras, et va ensuite s’essayer du gauche alors qu’il n’est pas pressé dans l’axe : malheureusement ça s’envole dans le ciel du Cap (23e). Les Tricolores ont d’ores et déjà frappés cinq fois au but pour un tir cadré, tandis que côté adverse le seul essai est celui de Forlan au quart d’heure de jeu. Les Bleus dominent donc dans le jeu, notamment grâce à la grosse force physique de Diaby et la technique de Ribery et Gourcuff, ces deux derniers qui sont aussi les artisans de l’avantage dans les tentatives de la nation Championne du Monde 1998. Avec celle sacrée en 1930 et 1950 le jeu va ensuite se ralentir et se cantonner au milieu de terrain, avec des longs ballons de part et d’autres qui placent souvent Suarez et Forlan d’un côté, ainsi qu’Anelka d’autre, en position d’hors-jeu. Retour des tentatives franches avec un coup-franc de Gourcuff à une quarantaine de mètres : frappe puissante qui n’inquiète cependant pas vraiment Muslera (39e). Dans le jeu l’éveil va venir du duo des Gunners d’Arsenal Diaby-Sagna, avec le premier qui perce dans l’axe avant de servir le second esseulé sur son côté droit, le latéral aux mèches blondes centre du gauche au point de penalty où Anelka n’effleure pas suffisamment le ballon pour le rabattre dans les filets (42e). Un dernier coup-franc de Gourcuff boxé dans l’unique minute de temps additionnel, et le score sera nul et vierge à la pause.
Forlan aurait pu punir cash quelques maladresses
Au retour des vestiaires Forlan obtient un coup-franc similaire dans la position à celui qu’avait faillit catapulter Gourcuff dans la lucarne : l’attaquant de l’Athlético Madrid brosse au second poteau où Diaby s’élève plus haut que trois adversaires (48e). Gonzalez réalise ensuite une volée à l’entrée de la surface, ça n’est pas cadré, de même pour Forlan dans la foulée devançant Sagna (52e). Alors que la Celeste réagit bien dans le jeu, les partenaires du capitaine Evra vont eux revenir pleinement dans le match. Le latéral gauche de Manchester United s’enflamme côté gauche et sert Gourcuff dans l’axe, le tir de l’ancien Rennais est contré (54e). Puis le Breton d’origine est à la baguette d’un coup-franc extrêmement bien placé qu’il décide de combiner avec Ribery qu’il sert dans l’axe : ce dernier prend malheureusement le ballon de l’extérieur du pied et ça dévisse (59e). Côté de l’Uruguay, c’est encore Forlan qui s’élance pour un coup de pied arrêté aux abords de la surface légèrement décalé sur la gauche : c’est brossé fort dans la surface mais Lloris est vigilent sur ce ballon non-dévié et qui rebondit aux six mètres (63e). Par la suite, un tacle rugueux de Toulalan sur Pereira voit une altercation tête contre tête entre le Lyonnais et Lugano : carton jaune pour l’ancien Nantais ; alors que Domenech en profite pour énergiquement donné ses consignes. Le sélectionneur a raison de remotiver ses troupes, parfois passives sur des actions comme cette longue touche vite jouée sur Suarez qui prolonge sur Forlan : la volée au point de penalty lèche le poteau de Lloris (72e).
Nul encourageant, en attendant la gagne à l’avenir !
Espérant retrouver un allant offensif pour les dix dernières minutes, Domenech va décider d’entreprendre les remplacements respectifs d’Anelka et Gourcuff par Henry et Malouda. Ce dernier qui ne tarde pas à se mettre en action avec un tir lointain, se déviant malheureusement du cadre (83e). L’Equipe de France n’arrête pas de pousser pour tenter de l’emporter ! L’entrée de Gignac et l’expulsion de Lodeiro pour une semelle sur Sagna, synonyme de deuxième carton jaune et donc de retour précoce aux vestiaires, va dans ce sens ! Cependant les filets ne trembleront pas dans le temps réglementaire. Au bout du bout du temps additionnel « les Blancs » vont obtenir un coup-franc « Platinien », proche de la surface dans l’axe. Henry indique à Ribery et ses partenaires qu’ils souhaitent prendre ses responsabilités : sa balle brossée est déviée par le mur et dégager en touche (90+3e). Sur ce, M.Nishimura siffle la fin de ce match qui s’achève donc sur un score de parité 0-0 entre Européens et Sud-Américains, comme lors des phases de poules de la CM 2002.
Sauf que là les Bleus n’ont pas paru miséricordieux, et se sont même rassurés ! A défaut du résultat, la manière était là et cela semble un bon motif de satisfaction. Désormais, il est toutefois vrai que la gagne primera pour envisager passer le premier tour dans ce groupe A indécis avec les quatre équipes à un point.
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