Norvège 2-1 France : Deux visages et une défaite
Fougueuse et séduisante en première période, l’équipe de France a démarré sa nouvelle ère sur une défaite en Norvège (1-2). Ben Arfa avait ouvert le score au retour des vestiaires (48e), mais Huseklepp (51e et 71e) a puni les Bleus d’erreurs individuelles rédhibitoires.
«Quand tu prépares un match en si peu de temps, c’est difficile de savoir ce que les joueurs vont te proposer». Laurent Blanc savait que ses débuts seraient compliqués. Ils l’ont été face à la Norvège. Car les bizuts et les revenants ont offert deux visages. Un premier plutôt rafraîchissant en première période. Beaucoup d’application, une envie réelle de jouer à terre pour éviter la puissance physique des Scandinaves et surtout des intentions offensives palpables d’entrée avec des têtes dangereuses signées Hoarau (8e), puis Rami (9e). Même sans automatismes, la France prenait clairement le jeu à son compte, obligeant d’ailleurs Knudsen à sortir le grand jeu devant Rémy (17e) et Sissoko (30e) avant que Rémy, seul face au but, ne voit le cadre se dérober (31e). Seuls quelques petits errements défensifs (14e, 34e), quelques approximations somme toute logique dans la construction et une fin de première période moins bien maîtrisée venaient finalement ternir un tableau plutôt convaincant.
Blanc rate ses débuts…
Le deuxième visage, au retour des vestiaires, fut moins séduisant. Pourtant, sur un missile téléguidé de Ben Arfa, fraîchement entré en jeu (0-1, 48e), la voie du succès semblait toute tracée. Oui mais voilà, deux erreurs individuelles venaient tout gâcher. Avec une couverture d’Hoarau dont profitait allègrement Huseklepp pour l’égalisation norvégienne (1-1, 51e) et une grosse faute technique de Diarra, immédiatement exploitée par ce diable Huseklepp (2-1, 71e). Entre ces deux buts ? Un jeu moins fluide, une propension à s’enferrer dans l’axe, beaucoup de tirs (55e, 56e, 59e) pour peur de frissons sur le banc scandinave. Sonnés par ce retournement de situation, les Bleus évitaient une défaite plus lourde grâce à Ruffier (75e, 76e) et à la maladresse de Demidov (76e). Ni Rami (78e), ni Cabaye (81e), ni Ménez (84e) ne changeaient quoi que ce soit. L’équipe de France débute sa nouvelle ère par un revers…
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