Paraguay 0–1 Espagne : Viva Villa !
Dans un match peinant à s’enflammer, il va falloir attendre l’heure de jeu pour que tout s’engraine : un penalty raté de chaque côté, un Casillas héroïque, et un Villa encore buteur victorieux.
Le Champion d’Europe 2008 et grandissime favori de ce Mondial, opposé à de modestes Paraguayens atteignant ce stade de la compétition pour la première fois de leur histoire : ce dernier quart de finale paraissait totalement démesuré sur le papier. Pourtant au moment d’assister au match qui désignerait l’ultime membre du dernier carré en compagnie des Pays-Bas, de l’Uruguay et de l’Allemagne – futur adversaire du vainqueur- la démesure fut loin d’être flagrante. Bien que possessive du ballon, la Roja est bien trop brouillonne dans son dernier geste, et le Paraguay tient bon. En grosses difficultés pour s’approcher du but défendu par Villar, les Espagnols tentent parfois de loin à l’image de Xavi, qui récupère dos au but et enchaîne depuis les vingt mètres d’où il voit le ballon lécher la transversale (26e).
Un arbitrage propice à l’explosion du jeu
Dans une première période en pénurie de balle de but franche, on pourra noter un but refusé de façon qui laisse perplexe à Valdez sur un centre, tandis que c’était Cardozo qui était en, position illicite et qu’il ne fait pas action de jeu (42e). Le score sera nul et vierge à la mi-temps, mais l’Albirroja a démontré qu’elle pouvait arracher la victoire. Confirmation en seconde période sur un coup-franc qui Piqué faire une faute dans la surface sur Cardozo. L’attaquant de Benfica se charge lui-même de la sentence, mais sa puissante frappe croisée est bloquée par Casillas impérial dans son anticipation (58e). Puis ironie du sort, dans la foulée, ce sont les Espagnols qui obtiennent un penalty –là encore pas criant mais pas non plus trop contestable- lorsque Villa s’allonge dans la surface alors qu’il était à la lutte avec Alcaraz. Xabi Alonson s’élance et fait trembler les filets.. Mais le penalty est à retirer étant donné le trop grand nombre de joueur entré dans la surface avant le coup de sifflet. Le milieu de Liverpool s’élance une nouvelle fois, mais Villar est cette fois sur la trajectoire et repousse le ballon : le cafouillage qui s’en suit aux six mètres ne donne rien, le score reste de 0-0 (60e).
Seule la victoire compte, la Roja le sait…
C’est ensuite Iniesta qui souffle sur les braises de ce match enflammé et brûlant, mais l’enroulé du Barcelonais voit Villar signé une envolée majesteuse pour ôter la balle de sa lucarne (62e). Son co-équipier catalan Xavi profite ensuite d’une mésentente défensive pour arriver lancer et allumer une mèche qui flirt avec le cadre (78e). De plus en plus actif aux abord des buts, les partenaires de Villa vont finir par faire mouche grâce à l’ancien attaquant de Valence surgissant reprendre victorieusement le ballon après un face-à-face de Pedro venu heurter le poteau (83e). Libéré, les Champions d’Europe 2008 vont néanmoins devoir être vigilent jusqu’au bout : Casillas doit signer un double-arrêt devant Santa Cruz et Barrios (89e). Dans la foulée Villa a la balle de break qu’il loupe, puis le jeu est une dernière fois interrompue pour une blessure à la tête de Ramos. Puis c’est la fin de ce match qui a mis environ une heure à se lancer mais qui a ensuite tenu toutes ses promesses entre des Espagnols qui confirment leur statut de favori en accédant au demi-finale, et des Paraguayens qui sortent la tête haute malgré quelques regrets possibles.
En demi-finale les Espagnols retrouveront l’Allemagne pour un remake de la finale de l’Euro 2008. Sauf que cette fois, les Germains arrivent en position de force après un carton 4-0, contrairement à la Roja vainqueur in extremis. Mais plus la compétition avance, plus il se dit que la victoire seule compte.
Filed Under: Coupe du monde

