Allemagne 0–1 Espagne : Puyol, comme un symbole !
Un but du défenseur barcelonais envoie la Roja en finale, dans un match où la défense a vite pris le pas sur les attaquants… Orphelin de Müller, les Allemands stoppent –encore- aux portes de la finale leur majestueux parcours.
Une revanche de l’Euro 2008, la finale prévue avant l’heure… Appelez cela comme vous voulez, mais cette seconde demi-finale apparaissait comme l’un des –si ce n’est le plus gros- chocs de cette Coupe du Monde 2010 sur le papier. Tout deux grands favoris nommés avant le début de la compétition, les éliminations du Brésil, du Portugal ainsi que de l’Argentine n’ont fait que leur confirmer ce statut. D’autant que les deux derniers nommés ont succombés respectivement devant la Roja 1-0 en huitième de finale, et la Nationalmanchsaft 4-0 en quart. De par l’écart affligé à la bande de Messi, avec les quatre buts déjà subits par l’Australie et l’Angleterre, les hommes de Joachim Löw auraient pu aborder la rencontre en position de force. Ce sont pourtant ceux de Vincente Del Bosque qui prennent rapidement la maîtrise du ballon dans le camps adverse, mais peinent à atteindre la surface allemande verrouillée solidement. Puyol s’y fraye néanmoins un chemin sur un centre d’Iniesta découlant d’un corner à la rémoise, mais la tête du défenseur passe au-dessus (17e). Procédant principalement jusqu’ici dans de timide contre, l’Allemagne s’offre une tentative dangereuse grâce à Trochowski qui arme du gauche depuis trente mètres : Casillas est vigilent et claque en corner (32e). Juste avant la pause, Klose sert Özil à l’entrée de la surface mais ce dernier est déséquilibré par le retour de Sergio Ramos : rien, jouez dit l’arbitre.
Le passé ne détermine pas le futur
Après la pause, ce sont les Espagnols qui vont clairement reprendre le jeu à leur compte : à commencer par un festival de Pedro qui met trois joueurs dans le vent côté droit, avant de servir en retrait sur un plateau Xabi Alonso qui ouvre malheureusement trop son pied (49e). Le milieu organisateur de Liverpool se retrouve ensuite décalé axialement par Iniesta, mais croise encore un peu trop son tir (51e). Ca chauffe encore plus lorsque Neuer se détend repousser un tir de Xavi des dix-huit mètres, puis Iniesta recentre fort devant le but et il manque quelques centimètres à Villa qui s’était jeté (59e). La Roja aurait pu ensuite bénéficier d’un penalty sur une intervention litigieuse de Podolski dans la surface, au marquage de Sergio Ramos sur un ballon en profondeur (65e). Ce non-coup de sifflet fait miroir avec celui de la 45eme minute… Mais pas le temps de regretter pour Puyol et ses partenaires : le défenseur centrale du Barça surgit au point de penalty sur un corner rentrant de Xavi, la balle file hors de portée de Nuer dans ses filets (72e). Comme un symbole, le numéro 5 espagnol est ensuite à le meneur d’une défense solidaire et regroupée parfaitement : Schweinsteiger, Özil, Klose et les autres n’y arriveront pas cette fois… Après l’Argentine ou encore l’Angleterre avec quatre buts marqués, les Blancs et Noir ont succombés à la folie Roja.
Encore dominateur sans fournir une ribambelle de but, l’Espagne est plus proche que jamais de réaliser l’incroyable doublé Euro-Coupe du Monde en l’espace de deux ans. Reste à battre les Pays-Bas dimanche !
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